SMART DATA ? SMALL DATA ?

Le smart data, que l’on pourrait traduire par données intelligentes, est une nouvelle approche du traitement des données, consistant à extraire de l’immense masse de données procurée par le big data les informations les plus pertinentes pour mener des campagnes marketing.

-Une base de données marketing est un ensemble de données structurées et organisées stocké le plus souvent sur un support informatique et qui est utilisé dans le cadre d’actions marketing ou commerciales.

La base de données marketing comprend le plus souvent des informations relatives aux clients, prospects et produits. Elle peut également comprendre des données relatives à des actions marketing passées.

La fiabilité et la qualité de la base de données marketing est la clé de la réussite des actions de marketing car elle permet la segmentation, le ciblage et la personnalisation des contacts.

La base de données marketing est une composante essentielle du SIM ou système d’information marketing.

-Le terme de small data est principalement utilisé en réaction aux abus d’usages et au phénomène de mode liés au big data. L’évocation du small data fait généralement référence à la nécessité de devoir d’abord utiliser pleinement et efficacement le potentiel des données de base qui sont depuis longtemps disponibles avant de se lancer dans des projets parfois trop ambitieux de big data. Dans ce cas la notion de small data peut faire par exemple référence aux données clients classiques, aux données transactionnelles de sorties de caisses ou aux données issues des programmes de fidélité.

L’évocation du small data peut être finalement vue comme un rappel parfois nécessaire des fondamentaux du marketing. C’est une notion proche de celle de smart data.

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L’intelligence économique dans les entreprises : où en est-on ?

Le Portail de l’IE reprend ici l’éditorial « L’intelligence économique dans les entreprises : où en est-on ? » de la Lettre d’ actualités de l’Intelligence Économique et de l’Innovation de CCI France de novembre 2015.

Depuis 12 ans, l’Enquête sur les pratiques de Veille et d’Intelligence économique (IE) des entreprises bretonnes a pour objet de recueillir et d’analyser les pratiques, tendances, difficultés et progrès accomplis par ces dernières dans le domaine de l’IE.

A l’occasion de sa 8ème édition, les CCI de France ont décidé de conférer une dimension supplémentaire à cette consultation en l’étendant à d’autres régions : d’avril à juin 2015, cette enquête a donc été menée par l’ARIST Bretagne, en association avec les CCI Bretagne, mais aussi Normandie, Bourgogne, Centre, Rhône-Alpes et leurs partenaires.

Ces résultats1 obtenus sur le terrain, dont les TPE/PME constituaient la grande majorité des répondants, se sont avérés comparables dans les 5 régions représentées et se recoupent, comme nous allons le voir, avec d’autres enquêtes menées en 2015 par les CCI.

Premier enseignement, en termes de finalité : l’IE est avant tout perçue comme un moyen de renforcer la capacité d’anticipation et d’innovation de l’entreprise, avec pour objectif (choix multiples) : d’anticiper les enjeux pour définir sa stratégie pour 80% d’entre elles, d’être à l’écoute de ses clients (66%), trouver de nouveaux marchés ou se diversifier (60%), surveiller ses concurrents ou nouveaux entrants (59%), développer de nouveaux produits ou services (53%), innover (51%)…

Par ailleurs, en termes de pratique et de mise en œuvre, la veille demeure le volet de l’IE auquel les entreprises accordent le plus d’importance, suivi de la sécurité et de l’influence. En termes d’outils, les moteurs de recherche demeurent prédominants, et pour ce qui est des difficultés le manque de temps, de ressources ou de compétences demeurent des barrières fortes. Mais la veille est désormais « ancrée » : plus d’une entreprise répondante sur deux (55%) déclare avoir mis en place une démarche structurée.

Un chiffre qui, dans la 4ème édition du « Zoom sur l’IE »2 publié par la CCI de la Drôme en janvier 2015, grimpe même à 72% pour ce qui est des entreprises à caractère industriel. Ces deux enquêtes convergent également sur d’autres points : seule une entreprise sur 4 environ dédie un budget à la veille. La recherche d’information privilégie les concurrents et les clients, devant d’autres sujets comme les fournisseurs et la réglementation. L’internet gratuit demeure la principale source d’informations, suivi de la presse.

Concernant la protection de l’information, à l’heure actuelle seulement 44% des entreprises ont mis en place une démarche de sécurisation. Mais ce choix demeure contraint puisque découlant d’abord (plusieurs raisons possibles) suite à une fuite d’information (49%), par obligation (44%) après avoir été confrontées à une cyberattaque (26%)… les suites d’une action de sensibilisation ne concernent que 27% d’entre elles.

Des tendances confirmées par l’étude publiée en septembre 2015 par la CCI de Lyon sur les pratiques et usages du numérique dans les PME/TPE3 : en termes de préoccupations ou projets par rapport au numérique, si 57% environ des TPE/PME souhaitent améliorer leur sécurité informatique, la priorité demeure la visibilité sur internet, ou encore l’adaptabilité et la mobilité. La prise de conscience doit donc se poursuivre…

Enfin, sur la pratique de l’influence et du lobbying, si plus de 60% des répondants ne mènent pas d’action de ce type, des points positifs sont à retenir. D’abord le réflexe « réseau » des entreprises. Avant de solliciter les pouvoirs publics, des prestataires ou encore de mettre en place des missions ou permanences, celles-ci font appel prioritairement (choix non exclusifs) aux réseaux d’entreprises (72%), aux organisations professionnelles (65%), ainsi qu’au réseau consulaire (CCI, Chambres de Métiers et d’Artisanat… 32%).

Par ailleurs, un point clé : si les entreprises ont pris conscience de la nécessité de mener des actions de lobbying ou d’influence (seules 34% n’en voit pas l’intérêt), les principales difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre sont de l’ordre de la gouvernance, et non du manque de moyens : manque de temps (65%), de compétence (36%) et difficulté à identifier les réseaux d’influence pertinents pour l’entreprise (48%).

Grâce à ces riches enquêtes de proximité que nous vous encourageons à parcourir dans le détail, il est donc désormais possible de dresser un portait fidèle de l’évolution et surtout du chemin restant à parcourir pour les TPE/PME françaises dans leur pratique de l’IE. Tenir compte de leurs spécificités, consolider les acquis, continuer l’appropriation : c’est là que se situent désormais les principaux enjeux.

Par Thibault Renard
Responsable Intelligence Economique à
CCI France.
Lettre Actualité de l’Intelligence Economique et de l’Innovation de CCI France, novembre 2015

1 « Enquête sur les pratiques de Veille & d’IE des entreprises bretonnes, 8ème édition« , octobre 2015, CCI Bretagne
2 « 
Zoom sur L’intelligence économique, 4ème édition« , janvier 2015, CCI de la Drôme
3 « 
Pratiques et usages du numérique dans les PME et TPE« , septembre 2015, CCI Lyon

Catégorie : Entreprises
Dernière modification le 17/11/15

10 ans d’évolution des réseaux sociaux – 2004 à 2014

Les réseaux sociaux ne sont certes pas nés en 2004 avec Facebook, mais c’est à ce moment qu’ils ont pris tout leur essor, découvrez en une infographie l’évolution des réseaux sociaux en 10 ans !

Que s’est-il passé en 10 ans depuis la naissance de Facebook et Flickr ?

Les réseaux sociaux ne cessent d’évoluer et de nouvelles plateformes sont créées chaque jours, à l’image des derniers nés, Ello et Tsu. Cette infographie présente les évolutions majeures et quelques chiffres marquants à propos des réseaux sociaux ces 10 dernières années.
Infographie histoire 10 ans reseaux sociaux
Les différentes plateformes sociales ont su s’intégrer peu à peu dans les plan de communication des entreprises avec une cible B2C, qui peuvent, désormais aujourd’hui en 2014, difficilement se passer d’une présence sur les acteurs principaux comme Facebook et Twitter. A l’exception peut être d’Apple qui n’est toujours pas présent sur ces plateformes et qui pourtant se porte plus que bien…

Source : Agence Mediavision Interactive